Dans une déclaration rendue publique, samedi, 13 août 2016, la coordination Haali Pular a dénoncé les exactions et les dénis de justice subis par de simples citoyens, particulièrement les ressortissants du Foutah Djallon, a constaté sur place un collaborateur de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net à Conakry.

Le porte-parole de la Coordination Haali Poular, Elhadj Ibrahima Diallo a rappelé  les violences physiques, les pillages et destructions de biens mobiliers des ressortissants du Foutah Djallon dans les préfectures de Siguiri et Kouroussa entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2010. L’assassinat à balles réelles de plus de 70 personnes, en majorité des jeunes,  par les forces de l’ordre.
« Les mêmes forces de l’ordre ont pillé depuis 2010 de nombreux commerces, des domiciles. Ils se sont rendus coupables de graves atteintes à la dignité et à l’honneur des citoyens hommes et femmes  du seul fait qu’ils soient habitant de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Coza. Les pertes se chiffrent en centaines de milliards. Les tueries sélectives en masse du bétail ainsi que l’incendie des habitats appartenant à des  ressortissants du Foutah Djallon à Beyla  puis à Kassadou dans Kissidougou sans aucune protection des autorités » peut-on lire dans le document de la Coordination Haali Poular de Guinée.  
Elle a aussi dénoncé les répressions sauvages des populations de Zaoro, Galapay et Womey en Guinée forestière  qu’il qualifie de tueries inqualifiables.  Elle a évoqué les violences de la campagne électorale de 2015 pendant laquelle les ressortissants du Foutah Djallon ont été battus et vus leur biens détruits à Banankoro et à Kérouané, sans que les forces de l’ordre ne les protègent. D’ailleurs, elles procédaient à des arrestations sélectives et orientés.
« Nous ne passerons sous silence la stigmatisation et l’ostracisme dont la communauté Haali Poular a été l’objet et continue de l’être. Malheureusement les différentes communautés du pays sont mises dos à dos dans le cadre d’une politique de division qui ne dit pas son nom. Ce qui constitue pour notre pays un net recul au plan social et politique ».

La coordination parle de deux poids deux mesures quand  un mois après le Colonel Issa Camara qui a violenté les populations de Mali le 17 juillet est libre et n’a pas fait l’objet de poursuite judiciaire.
« La coordination Haali Poular de Guinée interpelle le gouvernement de la République et l’invite à prendre des mesures idoines afin que les coupables de ces faits et actes ignobles soient jugés et condamnés à la mesure de leur forfaitures »
La coordination Haali Poular lance un appel au chef de l’Etat, aux religieux, aux institutions de la République et à  l’opposition d’instaurer un véritable dialogue  le plus rapidement possible dans le respect des engagements souscrits.