L’injustice, c’est le maitre mot qui assaille la Guinée, a estimé, le Président de l’UFDG lors de l’Assemblé Générale (AG) hebdomadaire de son parti, tenue ce samedi, 20 août 2016, a constaté sur place un collaborateur de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net à Conakry.

Même si le gouvernement a interpellé le présumé tueur du jeune Thierno Hamidou Diallo, le Président de l’UFDG estime que le policier arrêté n’est pas le seul à avoir tué.
« Tous les policiers étaient armés, tous avaient tous tiré et dans tous les sens. La balle qui a atteint la dame qui était enfermée dans sa concession, ce n’est pas la même balle qui a tué Thierno Hamidou, ni celle qui a touché Tély Oury qui est hospitalisé ».
Poursuivant son intervention, Cellou Dalein a expliqué que le barrage de la police ne visait qu’à provoquer des incidents pour qu’ils usent de leur arme, comme d’habitude et discréditer la marche.
« Les forces de l’ordre ont mandat d’assurer la sécurité, mais en Guinée depuis l’arrivé de M. Alpha Condé au pouvoir, elles sont la principale source d’insécurité » accuse-t-il.
« En général, toutes les manifestations de l’opposition républicaine sont pacifiques », affirme-t-il.
« Nous sommes agressés par les chevaliers de la République, les forces de l’ordre, parce que si nos militants étaient armés il y aurait eu au moins un membre des forces de l’ordre tué, mais il n’y a aucun depuis 2011, pendant que l’opposition a enregistré 73 morts, dont 90% tué par balles. Alpha sait que ce sont les forces de sécurité qui ont tué, c’est pourquoi, il refuserait qu’il y ait des enquêtes » ajoute Cellou Dalein.
Sur les violences à Mali, le pouvoir compterait sur le temps pour faire oublier les exactions commises par les militaires, parce qu’à ce jour, pas une seule personne arrêtée, alors qu’on connaît les coupables. « Ils sont protégés, personnes ne sera interpellé ».
Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, vu les dégâts, on aurait non seulement déferré les responsables, mais aussi indemnisé les populations dont les biens ont été saccagés.
 
Hafia Diallo