Depuis le vendredi, 19 août 2016, un jeune âgé d’une vingtaine d’année est activement recherché parce qu’il est soupçonné d’avoir tué son propre enfant, âgé de 3 ans, à Kobayah, un quartier de la Commune de Ratoma, a appris un collaborateur de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net de sources concordantes.

Depuis, il est introuvable et certains membres de sa famille œuvrent pour que l’affaire ne soit pas à la portée du grand public, croit-on dans le quartier. Un adulte qui a déjà brisé le silence à subit des menaces, de la part de certains membre la famille de l’accusé.

Les faits remontent au vendredi soir, lorsqu’un homme a bastonné à mort son propre fils qu’il apprenait à réciter les 26 lettres de l’alphabet français, dans cette banlieue de la capitale guinéenne.

Dans le quartier,  l’affaire est sensible. Au point que trouver des témoins a coûté une longue négociation. Personne ne veut que son nom soit cité dans cette affaire de peur d’être entraîné dans des histoires.

Ceux qui ont déjà brisés le silence, vivent au rythme des menaces.   Après avoir hésité plusieurs fois, Labila DORE un témoin et ami proche du grand père de l’enfant tué se confie : « la famille dit que si c’est moi qui partais prendre le corps à Donka, que y a aucun problème.  Depuis lors, j’ai donc dis à tous les Guerzés de Kobayah que cette affaire, je ne suis pas dedans et je n’enterre pas l’enfant. Ils ont enterré l’enfant à 19 heures.  Et devant ce Léonais on me menace, mais je n’ai pas peur des menaces ».

La famille dit ignorer, les causes de ces menaces et préfère plutôt  parler d’un règlement de compte entre amis.  Un autre facteur qui complète le côté obscure de ce meurtre. Personne ne dit savoir l’état dans lequel se trouvait le présumé coupable au moment des faits. Mais, son oncle nous confie hors micro qu’il est insubordonné et dispute souvent avec la maman de l’enfant à laquelle  il ne s’est pas marié.

La maman du présumé coupable n’a pas accepté de parler.  Selon des témoins, celle-ci aurait aidé le présumé coupable à s’évader. Plusieurs témoins sont prêts à parler au téléphone, mais ne veulent pas venir sur les lieux du crime.

Certains membres de la famille n’aiment pas voir ces gens qui veulent briser le silence. Mais trois jours après le meurtre, ils commencent à changer de camp et se préoccuper sérieusement de l’affaire: « je viens du commissariat pour aller donner la photo du présumé coupable pour la recherche. Je vais aller la multiplier et donner à tous mes amis militaires pour m’aider à retrouver le présumé coupable » nous explique Lieutenant Théodore LAMAH, oncle du présumé coupable.

Le présumé coupable est en cavale depuis qu’il a commis l’acte il ya trois jours et la police n’a aucune piste de recherche pour le moment.   

 

Mamadou Saliou BAH