Après une rencontre entre le ministre des transports et les importateurs d’automobiles, l’importation de véhicules d’occasion de plus de 8 ans est soumise désormais à d’autres formalités liées notamment au contrôle technique, a appris votre quotidien en ligne echosdeguinee.net d’une source officielle.

En décembre 2015, un décret présidentiel a interdit l’importation des véhicules de plus de 8 ans en Guinée. La décision a suscité des polémiques au sein des importateurs de véhicules d’occasion qui ont dès lors multiplié les rencontres avec le Ministre de tutelle. Les négociations ont relativement abouti à des solutions aussi soulageantes que réfléchies. Le Ministre des transports, Oyé Guilavogui a, à cet effet, pris de nouvelles mesures, tout en restant attaché à l’idéal de sécurité des acheteurs de voitures d’occasion.
Les véhicules devront être accompagnés de certificats de visites techniques et de contre visites en vue d’attester de leur bon état pour la circulation.
Tout véhicule réparé peut être aussi accepté s’il est soumis aux mêmes conditions.
Concernant le retour des services d’entretien  technique des véhicules en circulation, des dispositions ont été prises pour leur réouverture mais aussi faire en sorte qu’ils ne soient pas monopolisés par une seule entreprise.
La seule entreprise agrée jadis par l’Etat, a vu cet acte d’autorisation expirer de plusieurs années.
Monsieur Oyé Guilavogui affirme que son département travail d’arrache-pied pour installer très prochainement des points de contrôle technique d’engins roulant dans les capitales administratives en plus de la zone spéciale de Conakry. Une promesse qui vient s’ajouter à d’autres. Selon le Ministre, plus de 6.000 véhicules circulent actuellement dans le pays et rares sont ceux qui remplissent les conditions de leur mise en circulation. Ce qui explique le  nombre d’accidents de la route élevé.
A propos des Mototaxis, leur interdiction de circuler dans la commune de Kaloum reste maintenue. Dans les autres municipalités, l’activité sera soumise à une réglementation particulière : tenues exigées, lieux de stationnement strictes, interdits aux femmes en état de famille et aux enfants, port de casques obligatoires pour les conducteurs et aussi le passager  et sans surprise la limitation de passager à un seul.
Les échanges ont aussi tournés autour des nouveaux projets du ministère visant à améliorer le transport terrestre.  Toute une révolution y est promise. De la prochaine arrivée de City Bus (compagnie marocaine de bus urbains et inter urbains) en passant par l’achat de nouveaux bus de l’Etat et d’un train en perspective. Les ambitions ne tarissent pas. Reste à savoir, si la révolution tant promise sera accompagnée dans sa réalisation par le haut sommeil.

Mohammad Soumah / Abdoulaye Camara