L'annonce, mercredi, 31 août 2016, de la réélection d'Ali Bongo a provoqué des violences presque immédiates, à Libreville, capitale gabonaise, a appris votre quotidien en ligne echosdeguinee.net de Radio France Internationale (RFI).

Le centre de Libreville était toujours quadrillé par les forces de l'ordre, dans la nuit du 1er au 2 septembre, notamment aux abords de l'Assemblée nationale, incendiée ce mercredi, mais également au QG de Jean Ping, dont les locaux ont été violemment pris d'assaut tôt ce jeudi matin. Et dans l'après-midi, des violences ont de nouveau éclaté à Libreville et dans plusieurs localités du pays.
Au lendemain de la réélection contestée d'Ali Bongo Ondimba avec 49,80 % des voix, plusieurs émeutes et pillages ont éclaté dans la capitale du Gabon, Libreville. L'Assemblée nationale a également été incendiée. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le QG de Jean Ping a été pris d'assaut par les forces de sécurité.
Selon les dernières informations officielles (ministre de l'Intérieur gabonais), trois personnes sont décédées depuis mercredi soir.
L'opposition gabonaise affirme que six de ses leaders ont été arrêtés, dont René Ndemezo'o Obiang, directeur de campagne de Jean Ping. Elle appelle ses partisans à manifester en fin de journée.
Internet et les réseaux sociaux fonctionnent difficilement. Depuis le 28 août, la capacité de la bande passante a été réduite. Par ailleurs, près d'un millier d'interpellations ont eu lieu dans le pays depuis mercredi soir, selon les autorités.