L'assaut des forces de sécurité contre le QG de Jean Ping a fait deux morts : le premier est décédé dans la nuit, son corps a été emmené dans une ambulance ; la dépouille du second défunt est restée sur place jusqu'à 14h avant d'être enlevée par une société de pompes funèbres, a appris votre quotidien en ligne echosdeguinee.net de Radio France Internationale (RFI).

Par ailleurs, des centaines d'arrestations ont eu lieu tout au long de la journée. « Sur Libreville, il y a eu entre 600 et 800 interpellations, et 200 à 300 sur le reste du pays », a déclaré le ministre gabonais de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, lors d'une brève conférence de presse tenue jeudi à l'issue de l'allocution du président Ali Bongo au palais présidentiel.
« Nous déplorons la mort de trois personnes, dont les identités seront données rapidement quand elles seront établies », a ajouté le ministre.
 De son côté, Jean Ping a rendu publique la liste de noms des personnes arrêtées (lire ci-dessus) la nuit dernière à son QG. Y figurent un certain nombre de hauts responsables de la campagne et de l'entourage du candidat.
Enfin, les informations concernant le blocage des connexions internet restent parcellaires. Il est cependant certain que des milliers de Gabonais n'ont plus accès aux réseaux sociaux ce 1er septembre. Dans ce genre de situation, la coupure brutale de l'accès au web par des pouvoirs contestés n'est pas une première.