La dégradation avancée de la route nationale Kindia-Conakry fait aujourd’hui que les chauffeurs des véhicules de transport en commun ont décidé de l’abandonner au profit de d’autres Préfectures, plongeant ainsi les passagers de ce tronçon dans une crise  de taxi, a constaté sur place un correspondant de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net dans la capitale des agrumes.

Depuis le lundi 19 septembre 2016, la gare routière de Kindia est envahie par des passagers et la même crise continue. Les chauffeurs de véhicules de transport en commun ont   refusé catégoriquement de pratiquer la nationale N°1 Kindia-Conakry  à  cause  de  l’état de dégradation très  poussée de  cette  route. Ce sont donc les passagers qui payent  les  frais. « Depuis 8 heures nous sommes là avec nos bagages, rien ne va, les chauffeurs disent que l’état de la route n’est pas bon, ils n’osent pas prendre beaucoup de passagers avec les bagages jusqu’à Conakry, donc nous souffrons énormément ici » déclare Mama Adama Sylla et Bachir Barry.
Selon  Fatoumata Ady Camara, « depuis  7 heures je suis arrêtée ici et il est 11 heures, jusqu'à  présent,  je n’ai  pas  eu  le taxi pour rentrer à Conakry,  les chauffeurs ont refusé de voyager sur ce tronçon ».
A cause de la difficile traversée de cette route, beaucoup de chauffeurs se sont tournés vers d’autres préfectures, apprend-on.
Quant aux syndicats,  ils  sont sur  pied  pour  régler cette  rareté du  taxi  à Kindia.

Mohmed M’bemba Condé
pour echosdeguinee.net
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