Certains habitants des quartiers de Bonfi et de Dabondi  passent toute leur journée à évacuer l’eau de leurs maisons, a constaté sur place un collaborateur de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net à Conakry.

Les quartiers sont entourés par des ateliers de menuiseries, de rabotages et de sciages.  Quand il pleut, l’eau ne se trouve pas de passage à cause des rognures de bois abandonnées par les ateliers. Dans les quartiers, les enfants tombent souvent malades.



Le balai, c’est le quotidien de certaines familles des quartiers de Bonfi et de Dabondi. L’eau jaillie du sol même pendant la saison sèche.  Pour réduire la quantité de l’eau, ils perforent le mur et comme ça ne suffit pas, ils font recours aux éponges. Les caniveaux d’évacuation sont bouchés et l’eau s’est trouvée un passage dans les quartiers. Là aussi, pas de chemin, les copeaux abandonnés par les menuisiers d’à côté bloquent le passage. Pendant cette saison, il arrive des moments où ces gens ne dorment pas. « De fois, nous ne dormons pas. Le matin, quand on se réveille, c’est pour évacuer l’eau des maisons. Nous avons perforés les murs pour nous faciliter la tâche, mais l’eau coule toujours » explique Mariam KEITA, l’air triste.
Les habitants de ces quartiers peuvent-ils être sur un ilot ? L’eau qui jaillie du sol est propre et quelques mètres  séparent les quartiers de la mer.  Abdoulaye BANGOURA est  propriétaire d’un bâtiment à Bonfi. Lorsqu’il le construisait, les traces d’eau étaient  perceptibles aux alentours. Evacuer l’eau de sa maison est sa préoccupation première. «  L’eau jaillie du sol depuis des années. Mais l’arrivé des menuisiers dans ces quartiers, a beaucoup aggravée la situation. Ils abandonnent les rognures de bois aux alentours et l’eau reste stagnée dans les maisons. En cette saison, mon seul travail est d’évacuer l’eau de ma maison. Nous souffrons dans ces quartiers ».
Les familles touchées se sont habituées à vivre avec ces eaux.  Elles préparent dans cet environnement, y mangent aussi, mais les enfants parviennent difficilement à supporter ces conditions. « Les enfants tombent souvent malades à causes de ces eaux. Même hier, j’étais à l’hôpital avec ma fille. Elle a pris huit sérums. Ici, il ne se passe pas une semaine sans qu’un enfant ne tombe malade » témoigne Fatoumata BANGOURA.
Côte à côte avec ces eaux, les habitants de ces quartiers ont une grande aventure avec les moustiques.

Mamadou Saliou BAH