L'opposition guinéenne était en conclave ce matin au siège de l'UFR à matam. Au cours de cette rencontre, les leaders ont exprimé leurs soutiens face aux détenus lors du meeting du 7 Janvier dernier.

Le meeting du 7 janvier a été réprimée et suivie des interpellations. Ce pavé dans la marre a irrité l'opposition dite républicaine qui s'est réunie à huis clos ce matin, au siège de l'UFR (à Matam), lors de la quelle, elle a décidé de soutenir ces détenus, qui seront entendus ce jeudi au tribunal de Dixinn. Les leaders et les parlementaires de l'opposition ont décidé de se rendre au tribunal pour exprimer leur soutien à ces personnes, arrêtés le jour du meeting.

Absent du meeting du 7 janvier, Jean Marie Doré était présent lors de la rencontre d'aujourd'hui. Les leaders ont dit avoir tirés les leçons après le meeting du 7 janvier qui a connu des remous. Désormais, ils comptent minimiser les actes de violences et maximiser la mobilisation. C'est pourquoi dans la foulée,  l'opposition a annoncé la tenu d'un meeting d'information et de sensibilisation le 22 janvier. Ils ont déploré et condamnés les "violences exercées sur les des citoyens dont le crime est d'être retrouvé dans l'axe Bambéto-Cosa, après le meeting du 7 janvier". A ce jour, 13 personnes sont aux arrêts dont quatre mineurs "qui ont été libérés". Les autres seront déférés devant un tribunal. Et plus d'une quinzaine de blessés, dont trois par balles. Deux d'entre eux sont dans un état critique. Le porte parole, Aboubacar Sylla précise que l'un " a le crâne fracturé et se trouve au coma et un autre a reçu des coups de cross".
L'opposition est aussi contre la CENI qu'elle accuse de travailler en solo sur la correction des anomalies et la cartographie des bureaux de vote. Pour se faire, le porte parole annonce que si rien ne bouge, "des marches seront organisées, pour exiger son départ. Parce que la CENI n'a rien de neutre et d'indépendant. Sinon, elle va organiser des élections qui seront sources de violences et de contestations". L'opposition a également dénoncé ce qu'elle appelle l'illégalité des délégations spéciales.
Autre colère, "la falsification de la loi portant mise en place de l'Institution nationale indépendante des droits de l'Homme". En attendant d'engager les poursuites judiciaires, pour parjures contre le président Alpha Condé, l'opposition compte saisir les tribunaux pour faire invalider sa promulgation."Nous allons attaquer la loi et son décret de promulgation", souligne, Aboubacar Sylla.

Oumar Diallo